la faim est terrible
jeudi 30 avril 2009
Danger OGM

L’utilisation d’Organismes Génétiquement Modifiés (O.G.M.) dans l’agriculture soulève de violentes polémiques. On entend de tout et n’importe quoi sur le sujet et le consommateur (nous) a du mal à s’y retrouver. Dans une chronique du 28 février, le blogue ‘actualités à la pige’ faisait le point sur La situation O.G.M. dans le monde. Les informations y sont présentées à l’état brut, sans prise de position alarmiste. Je l’en remercie mais qu’en est-il des risques ? Voici une petite synthèse, point de vue inspiré par une conférence présentée par quelques spécialistes sur le sujet.
Le risque est un calcul de probabilité, une estimation d’un danger. Prenons un exemple. Le cyanure est un produit dangereux à faible dose. Par conséquent, il représente un danger non négligeable. Cependant, le risque qu’il représente est très variable. Le risque d’une bouteille de cyanure, bien étiquetée et rangée sous clé dans une armoire est presque nul. Par contre, le risque d’une lampée de cyanure additionnée à une alléchante tasse de café est très élevé.
En ce qui concerne les O.G.M., le risque se situe à 3 niveaux :
- le risque pour la santé : la consommation d’aliments génétiquement modifiés. Ce risque est quasiment nul. L’addition ou la modification d’un gène n’a pas de conséquence en soi. Le danger pourrait provenir de la production d’une nouvelle molécule par la plante menant à des problèmes de toxicité ou d’allergie. Cependant, le même problème existe pour tout nouveau produit de consommation ; comme par exemple, l’utilisation d’une nouvelle formule pour un bonbon. Les O.G.M., comme tous les autres produits, subissent des tests de toxicités en laboratoire et doit passer une batterie de test avant d’être acceptés par la FDA (Food and Drug Administration).
- le risque pour l’agriculture : ce risque est lié au mode de vie des agriculteurs. L’utilisation d’O.G.M. va modifier la donne en terme de productivité et de coût pour les producteurs. Ce problème se joue en terme économique et non biologique.
- Le risque pour l’écosystème : il s’agit du danger de transfert de gènes de la plante O.G.M. vers d’autres plantes. Par exemple, le transfert d’un gène de résistance à un pesticide vers une plante sauvage pourrait avoir de grandes conséquences au point de vue de la biodiversité. Ce risque est le plus difficile à estimer. En effet, il dépend de nombreux paramètres comme : l’espèce O.G.M. et la présence/absence d’espèces sauvage proches de celle-ci, la distance entre les champs, le mode de pollinisation, la possibilité d’hybridation, etc. Les scientifiques admettent que le risque existe mais une compilation des données existantes à ce jours révèlent que ce risque est très faible.
On pourrait donc conclure par « Il y a des dangers mais on ne sait pas vraiment lesquels et dès lors, on ne sait pas en estimer le risque ». Néanmoins, il semble que le risque soit très faible, même si le risque zéro n’existe pas. Donc pas de panique !
De toute façon, il est trop tard. Les O.G.M. sont largement utilisés et il est trop tard pour se poser la question de l’utilisation de cette technique. Seul l’avenir nous dira ce qu’il en est. Comme le disait le Bouddha : « Si tu as un problème et que tu as une solution, tu n’as pas de problème. Si tu n’as pas de solution, s’inquiéter ne changera rien ».
Owen Meany à 03:49:59
http://owen.monblogue.branchez-vous.com/2003/3/3/
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